Avant la chute

Bleu après bleu, la nature se dissout dans une ambiance trompeuse.

Elle semble respirer encore, calme, mais les arbres se dressent comme des silhouettes qui savent déjà ce que nous refusons de voir.

La lumière caresse, mais ce n’est qu’un voile : elle n’apaise pas.

Le monde semble glisser vers un ailleurs incertain, où la beauté devient un dernier refuge avant la chute.

La douceur devient un avertissement, la beauté un rappel : rien n’est éternel, surtout ce que nous croyons immuable.